TRAITEMENT OSTEOPATHIQUE DU
COLOPATHE FONCTIONNEL
Etude
prospective, randomisé en simple aveugle, versus placebo
V. Brisard, JP. Guillaume, B . Didier,
V . Patrascu, M . Sourice
JL . Meziere, D . Chalut, S
.Chevalier, C . Gourin, G . Vullet *
2 - Introduction
3 - Patients et méthodes
4 - Discussion et conclusion
5 - Bibliographie"
Résumé
L’efficacité du traitement osteopathique a été évaluée
chez 45 patients souffrant de colopathie fonctionnelle, au cours d’un essai
randomisé, en simple aveugle versus placebo.
Les patients ont été traités
pendant 2 mois à raison d’une séance tous les 15 jours avec une évaluation des
critères à chaque séance et un dernier contrôle
d’évaluation à 75 jours.
Le critère principal choisi était
la douleur, mesurée par l’EVA ( échelle
visuelle analogique ).
Les résultats ont montré après 2
mois de traitement ostéopathique un effet antalgique très significatif, cet
effet persistant à 75 jours.
Le deuxième critère étudiée était
un critère fonctionnel mesuré en intensité et en fréquence par des tableaux
symptomatiques.
A l’issue des 2 mois de
traitement, les patients traités par l’ostéopathie présentaient une
amélioration très significative de leur troubles fonctionnels, cette
amélioration persistant à 75 jours.
La tolérance au traitement
ostéopathique a été excellente et n’a nécessité aucune sortie d’étude.
Ainsi, la thérapeutique
ostéopathique par son effet antalgique et son action sur l’ensemble des
troubles fonctionnels possède toutes les caractéristiques
d’un traitement de choix à
proposer au colopathe fonctionnel.
* ostéopathe
D.O M.R.O.F . Méthodologie statistique
*
* ostéopathe D.O
M.R.O.F . Medecin - protocole
ostéopathique - OSTEA
*
* * ostéopathes D.O Réalisation de l’étude
________________________
A.R.E.D.O.E, “Le colopathe fonctionnelle”
1998
La colopathie fonctionnelle recouvre l’ensemble des
troubles chroniques classiquement attribués à l’intestin 1, 2, 3, 4.
La symptomatologie
dont souffre le patient est la suivante : association ou alternance de douleurs
abdominales, de troubles du transit et de ballonements sans lésion organique ni
modification biochimique
5, 6, 7, 8 ,9, 10
,11 .
Cette affection
présente un caractère polymorphe confirmé par le nombre de termes qui la
définissent 8,
12, 13 :
- Syndrome de l’Intestin Irritable (
S.I.I. ),
- Irritable Bowel Syndrome ( I.B.S. ),
- colopathie spasmodique,
- colon hyper reactionnel,
- troubles fonctionnels coliques,
- Troubles Fonctionnels intestinaux (
T.F.I.),
- colon irritable,
- névrose colique
- et encore bien d’autres.
Plusieurs
tentatives de classification ont été effectuées et ont finalement abouti après
un accord international, à la classification et aux critères de Rome 4, 10, 14, 15.
Les critères de Rome permettent de confirmer l’importance
de la douleur et des troubles fonctionnel chez le patient colopathe :
Présence depuis au moins trois mois,
d’une symptomatologie continue ou récurrente faisant intervenir :
1) Des douleurs abdominales
soulagées par la défécation ou associées à
des modifications
de fréquence ou de consistance des selles
et
2) Une défécation pertubée pendant au moins
25% du temps avec deux ou plus des critères suivants :
* fréquence modifiées des selles
- constipation : moins de trois selles par semaine
- diarrhée : plus de trois selles par jour
* forme ou consistance des selles altérées
* exonération perturbée (
effort, besoins impérieux ou ténesme )
* émission de mucus dans les selles
et
3)
Distention abdominale ou ballonement.
Aspect psychologique de la colopathie fonctionnelle
80% des patients colopathes ont une exacerbation de
leurs symptômes en période de stress 8 16 17.
Talley et Drossman
retrouvent deux fois plus d’antécédents d’abus sexuels chez les patients
présentants une colopathie fonctionnelle que chez des patients atteints
d’affections organiques digestives 17, 18, 19, 20 .
En France, la
prévalence des abus sexuels chez ces patientes est supérieur à 35% 16, 17, 22 .
Bien que la
composante psychologique soit importante, celle-ci ne peut être utilisée comme
un critère diagnostic mais comme une aide dans la conduite du traitement 4, 23, 24, 25, 26, 27 .
La description
détaillée de la personalité et du profil “ psychologique “
des patients
colopathes a fait l’objet de nombreuses études, mais l’existence d’une relation
de causalité entre psychisme et colopathie n’est pas encore démontrée 1, 7 .
Les facteurs
psychosociaux influent sur la manière dont le trouble est perçu communiqué et
géré par le patient, ainsi que sur sa
motivation à consulter ou non 4, 20, 21, 28 .
Epidémiologie et colopathie fonctionnelle
La colopathie
fonctionnelle représente 50% des consultations en gastro-entérologie 3, 6, 7, 25, 29
avec une prédominance féminine 1, 2, 4, 6, 16, 17, 20, 30, 31
.
Dans les pays
développés, la prévalence de la colopathie fonctionnelle chez l’adulte est de
l’ordre de 13 à 22%, sachant que toutes les personnes affectées ne consultent
pas 2, 6, 8, 17,
20, 21 .
Le début de la
maladie est rare chez l’enfant, ainsi qu’après 60 ans 1, 7, 11 .
Les facteurs favorisants sont les suivants :
- L’ alimentation : régime pauvre en
fibre, repas gras, excès de tabac et et de café 1, 32 ,
ces exemples n’étant pas exhaustifs.
- Le stress 4, 6, 10, 16, 24, 28 .
- Les interventions chirurgicales 6, 16 :
* cholécystectomie ( 9% des colopathies )
* appendicectomie ( 53% des colopathies )
* hystérectomie ( 37,1% des colopathies )
- La sédentarité et le manque de
sommeil 4, 32,
33
-- Les effets secondaires de certains médicaments : par
exemple, les antidépresseurs, les analgésiques opioïdes 4, 16 .
- Les abus de laxatifs 16 .
Impact
socio-économique de la colopathie fonctionnelle en France 34
Près de 70% des
patients souffrant de colopathie fonctionnelle ont eu recours à une
thérapeutique et/ou à un avis médical.
L’impact
socio-économique de cette demande peut être apprécié à plusieurs niveaux :
* Les interventions chirugicales :
Seule l’appendicectomie apparaît significativement plus fréquente chez les patients colopathes en comparaisons avec des sujets
témoins ( 24,2%
contre 10,1%, p < 0,001 ).
Le risque d’appendicetomie jugée a postériori non justifiée est estimée à
35%.
* Les hospitalisations :
5,9% des patients colopathes ont
été hospitalisés pour un motif en rapport avec leur colopathie.
La durée moyenne de séjour a été de 6,1 +/- 2,1 jours.
* Les consultations médicales :
69,3% des patients colopathes ont consulté au moins une fois un médecin pour des symptômes liés à leur colopathie :
- dans 97,8% des
cas, chez un omnipraticien
- dans 14,5% des
cas chez un spécialiste de l’appareil digestif.
* Les examens complémentaires :
40,7% des sujets colopathes ont subi au moins un examen complémentaire radiologique (
en excluant la radiographie de l’abdomen sans préparation ) .
* Les consommations médicamenteuses :
69,4% des patients colopathes déclarent consommer un ou plusieurs médicaments au moins six fois par an ( produits laxatifs, antispasmodiques, antiacides et
benzodiazepines ).
47,8% de ces patients utilisent des laxatifs avec une automédication de 22,3%.
* Les arrêts de travail :
9,8% des colopathes (15,4% des
actifs ) ont dû cesser leur activité au moins une journée en raison de la
symptomatologie ressentie.
La pression des
malades amène le médecin à demander trop souvent des examens complémentaires
non justifiés, conduisant à des thérapeutiques inutiles et inadaptées (
cholécystectomie, appendicectomies, interventions gynécologiques..) multipliant
ainsi les risques iatrogènes 4, 11, 12, 35 .
Diagnostic
et evolution de la colopathie fonctionnelle
Le diagnostic
positif est un diagnostic par exclusion. La colopathie expose à des erreurs
diagnostiques soit par défaut soit par excès 4, 9, 12, 36, 37 .
Le fait que
l’examen clinique soit pauvre et que les examens complémentaires soient couteux
a conduit à l’élaboration de questionaires et de scores permettant un
diagnostic standardisé ( surtout utilisés pour des études plutôt que pour la
pratique quotidienne5,
7, 12 :
- celui de
Manning et Coll. (1978 ) étudie
quinze symptômes en faveur de la colopathie.
Cependant la spécificité de la meilleure association de
ces symptômes n’est que de de 42% et la valeur
prédictive positive trop
insufisante.
- plus
récemment, Kruis et Coll. (1984) se
sont inspirés de ce questionnaire. Ils ont établi un indice chiffré fiable, basé sur quelques questions et
quelques mesures sanguines élémentaires avec une
spécificité de 99% et une valeur prédictive positive de
94%. Cependant ce score permet surtout d’éliminer
toute affection organique ( annexe 1 ) 5 .
Les critères et la
classification de Rome ( 1989), élaborés par un groupe international de
gastro-entérologues, sont alors indispensables au diagnostic de la colopathie
fonctionnelle 4,
10, 14 .
En pratique, le
diagnostic se fait sur l’interrogatoire et la clinique 13 .
L’évolution de la
colopathie fonctionnelle est chronique 4 , les symptômes évolues sur un mode intermittent avec des périodes de
crises déclenchées parfois par des facteurs d’ordre psychologique,
professionnel ou social 4, 20 ,21
.
Physiopathologie de la colopathie
fonctionnelle
Les mécanismes
physiopathologiques de la colopathie sont mal connus 1, 4, 21, 38 , c’est pourquoi les hypothèses
sont nombreuses et les résultats des études ne constituent en aucun cas un
marqueur diagnostic de la colopathie fonctionnelle 21, 39.
Trois axes de
recherche portent sur la motricité, la sensibilité et le système nerveux
entérique.
Abord thérapeutique actuel
Il n’y a pas de
traitement unique répondant à la colopathie fonctionnelle dans sa globalité 24, 63 .
Il existe peu
d’essais controlés avant 1977, et Klein
( 1988 ) estime que ceux de bonne qualité réalisés à ce jour restent rares 1, 63, 64 .
L’effet placebo
varie entre 20% et 70%, mais il est important, mais il n’est important qu’à
court terme (1 mois ) 29, 65, 66, 67 .
Classiquement deux
stratégies de traitement sont proposés : le traitement symptomatique
3, 24, 29, 63,68, 74 et le traitement gradué 3,20 avec chacun leurs limites
(effets secondaires, faibles résultats à long terme )
Pendant longtemps,
le traitement de la colopathie fonctionnelle a été centré sur les
antispasmodiques musculotropes et atropiniques ; actuellement il paraît
intéressant de traiter non pas le dysfonctionement moteur mais les troubles de
la sensibilité viscérale 69 .
Une meilleur
connaissance des neurotransmetteurs ( ex : Vasoactive intestinal peptide ou VIP
) impliqués dans la sensibilité viscérale devrait déboucher sur de nouvelles
thérapeutiques, mais le coût et les effets secondaires de ces traitements
limitent les avantages promis 17 .
L’objectif de cette étude effectuée par tirage au sort en
simple aveugle versus placebo a été d’évaluer l’efficacité, pendant deux mois,
d’un traitement ostéopathique sur la douleur, et sur les troubles
fonctionnelles chez des patients souffrant de colopathie fonctionnelle.
45 patients
consécutifs, hommes et femmes souffrant de colopathie fonctionnelle ont été recrutés après vérification du
respect des critères d’inclusion, 42 d’entre eux ont été déclarés elligibles et
donc admis à prendre part à l’expérience.
23 patients ont été
randomisés dans le groupe recevant le traitement ostéopathique et 19 dans le
groupe placebo.
Cette étude a été
faite sur le mode prospectif, les investigateurs étant tous issus du Collège
Ostéopathique Européen (COE ).
Les sujets étaient
recrutés par une affiche explicative dans la salle d’attente des investigateurs
et des médecins ou paramédicaux travaillant régulièrement avec l’investigateur.
Critères d’inclusion
* Diagnostic de colopathie
fonctionnelle établi avant 50 ans 64, 67 et depuis plus d’un an 64 .
* Femmes et hommes entre 18 et 75 ans 64, 67, 71 .
* Bilan médical préalable depuis moins
d’un mois :
- Score de KRUIS supérieur ou égal à 44 (
rempli par le médecin ) 5 .
- Respect des critères de Rome 4 .
* Echelle visuelle analogique avec une
réponse supérieure ou égale à 30 millimètres 73 .
* Score du tableau symptomatique I
supérieure ou égal à 4 64 .
* Score du tableau symptomatique II
supérieur ou égal à 4
64 .
* Avoir au moins deux zones notées
entre 1 et 2 compris sur les trois zones mentionnées ci-dessous :
1 - charnière occiput-atlas (
CO-C1 ) 75, 76 .
2 - région épigastrique 77 .
3 - colon par rapport à
intestin grêle et colon par rapport aux plans parietaux 78 .
* Sujets comprenant et sachant lire le
français.
* Sujets volontaires ayant signé la
lettre de consentement .
Critères
de non inclusion
* Avoir moins de 18 ans ou plus de 75
ans 64, 67, 71 .
* Echelle visuelle analogique
inférieure à 30 millimètres 73 .
*
Score du tableau symptomatique I inférieur à 4 64 .
* Score du tableau symptomatique II
inférieur à 4 64 .
* Avoir moins de deux zones notées 1 ou
2 sur les trois zones mentionnées ci-dessous :
1 - charnière occiput-atlas (
CO-C1 ) 75, 76 .
2 - région épigastrique 77 .
3 - colon par rapport à
intestin grêle et colon par rapport aux plans parietaux 78 .
* Patient ne rentrant pas dans les
critères du bilan médical :
- Score de KRUIS inférieur à
44 5 .
- Non respect des critères de
Rome 4 .
* Tout traitement antalgique,
antispasmodique, laxatif, antidiarrhéique non arrêté 48 heures avant le début de
chaque séance 79.
*Etre enceinte.
Le traitement
La périodicité des
séances d’ostéopathie ou placebo étaient de 15 jours sur une durée de deux
mois, soit 5 séances à J0, J15, J30, J45, J60.
Lors de la dernière
séance, nous avons demandé au sujet de revenir à J75, afin d’effectuer un
contrôle EVA et tableaux symptomatiques I , II .
Le groupe “placebo”
bénéficiait de l’EVA, des tableaux symptomatiques I et II ( intensité et
fréquence ), des tests et des
techniques placebo.
Le groupe
“ostéopathie” bénéficiait de l’EVA, des tableaux symptomatiques I et II (
intensité et fréquence ), des tests et des
techniques ostéopathiques.
Durée
à chaque séance
Durée du questionnaire et de l’évaluation
Une minute pour l’EVA,
Deux minutes pour les tableaux
symptomatiques I et II.
Durée des tests.
Les trois zones étaient testées à
chaque séance d’ostéopathie ou placébo :
1 - charnière occiput-atlas (
CO-C1 ) 75, 76 .
2 - région épigastrique 77 .
3 - colon par rapport à
intestin grêle et colon par rapport aux plans parietaux 78 .
La
durée des tests étaient de 10 minutes
Durée des techniques.
Variable puisque deux à quatre
techniques étaient pratiquées à la première séance, puis de zéro à quatre
techniques les fois suivantes. Nous avons compté huit minutes au plus par
techniques.
La durée des techniques placebo étaient
de 15 minutes.
Durée de la séance.
La durée de la séance ( EVA,
scores symptomatiques, tests et techniques compris ) était égale à 45 minutes
au maximum et 13 minutes minimum pour le groupe ostéopathique ( durée moyenne
de séance = 29 minutes ).
La durée de la séance était égale à 28
minutes pour le groupe placébo.
Chronologie
et modalité des tests (voir p 4 )
Chronologie et modalité
des techniques
Pour le groupe “ ostéopathie “ selon
le résultat des tests, nous avons pratiqué :
* Technique de la charnière
CO-C1 75, 76 .
* Technique de la région
épigastrique 77.
* Technique du colon par
rapport à l’intestin grêle 78 .
* Technique du colon par
rapport aux plans pariétaux 78 .
Pour le groupe “ placébo ” nous avons
pratiqué à chaque séance 3 techniques :
* Technique cranienne.
* Technique viscérale.
* Technique pariétale.
Traitements
associés
Les traitements
antalgiques, antispasmodiques, laxatifs et antidiarrhéiques étaient autorisés
pendant le traitement mais devait être arrêtés 48 heures avant le début de
chaque séance 79 .
Une fiche
d’auto-observation était remise à chaque séance.
Tirage
au sort
Tous les sujets
inclus ont fournis leur consentement éclairé. Les patients ont été randomisés
en groupe de traitement par bloc de quatre ( cahier tenu par le coordinateur ),
afin de recevoir, soit un traitement ostéopathique, soit un traitement placébo.
Methodes statistiques
Comparaison des variables quantitatives
La comparaison
entre les deux groupes a été effectuée sur la différence des moyennes pour
chaque sujet dans chaque groupe, ce qui permet de tenir compte des effets
individuels.
La douleur n’ayant pas une
distribution normale, nous avons utilisé un test non paramétrique : Test U de
Mann et Whitney.
Pour les scores symptomatiques,
nous avons utilisé le test t de Student pour de petits échantillons.
Comparaison de fréquences :
La comparaison sur les fréquences
des échantillons a été réalisée pour des effectifs supérieurs ou égaux à 5 et
en fonction des données corrigées ;
- si une d'elle est inférieure à 3, nous
utilisions le test de Fisher dont le 2p doit-être inférieur à 0,05 pour être
significatif.
-
si la plus petite est comprise entre 3 et 5, nous utilisions le test du X2
corrigé de Yates, dont le résultat doit-être inférieur à 0,05 pour être significatif.
-
si elles sont supérieures à 5, nous utilisions le test du X2, dont le résultat
doit-être inférieur à 0,05 pour être significatif.
Tous
les sujets ayant interrompu leur traitement, quelqu'en soit le motif, ont été
inclus dans l'analyse de l'efficacité, dans le groupe qui leur avait été
attribué par le tirage au sort ( analyse " intention to treat " des
anglo-saxons )
Les sujets ayant interrompus leur
participation au cours d'un traitement
étaient considérés comme manquants au contrôle et il a été prévu
d'utiliser les scores mesurés lors de leur dernière visite pour le bilan final
de J75.
Les sujets pour lesquels on ne
disposait pas de critères de jugement et qui ne se sont pas présentés au
deuxième contrôle ( J15 ) ont été considérés comme perdus de vue.
Critères de jugement
Suite à la visite
d’inclusion, les examens de
surveillance ont été pratiqués à J15, J30, J45, J60, J75 permettant d’évaluer
l’efficacité, la tolérance et le bénéfice thérapeutique selon les critères qui
suivent :
Critère principal
La douleur spontanée ressentie
par le patient a été mesurée par lui à l’aide de l’échelle visuelle analogique
( EVA ).
Critères secondaires
Les troubles fonctionnels
(ballonnement, diarrhée, constipation, et autres symptômes) ont été scoré selon
leur intensité et leur fréquence à l’aide des tableaux symptomatiques I
(intensité) et II (fréquence) 64 remplis par le praticien,
-
score maximal du tableau symptômatique I = 12
-
score maximal du tableau symptômatique II = 12
-
score minimal = 0
Tolérance
Les effets indésirables étaient
enregistrés à chaque visite sur un document prévu à cet effet : recudescence
des troubles du transit, fatigue, recrudescence des douleurs et maux de tête
après les séances.
Cette tolérance a été évaluée par
le nombre de patients rapportant des effets indésirables.
Manquants au contrôle et perdus de vue
En fin d’étude, nous avons
comptabilisé un patient “manquant au contrôle”.
Dans le groupe placébo un patient
a arrêté l’étude après la deuxième séance suite à une fracture de la cheville.
Nous n’avons comptabilisé aucun
patient “perdu de vue “.
Caractéristiques des groupes
L’analyse des caractères de la
population n’a pas mis en évidence de différence statistiquement significative
entre les deux groupes pour les caractéristiques démographiques et pour les
critères d’évaluation à l’inclusion.

Critère d’intensité sur les troubles fonctionnels

Critéres de fréquence sur les troubles fonctionnels
Resultats en
fonction des critères de jugement
