Bilan des activités 2010

Le congrès de 2010

Dr Pascale Imbert

Après le nuage de cendre du volcan islandais, les grèves en France, le congrès des « Entretiens Internationaux de Monaco » a finalement eu lieu le 6 et 7 novembre 2010.

Le but de ce congrès était de faire un bilan des connaissances et des études réalisées à travers le monde sur les médecines complémentaires et traditionnelles telles que l’homéopathie, la phytothérapie, l’ostéopathie et la médecine chinoise. Pour se faire de nombreux médecins, vétérinaires, pharmaciens et scientifiques sont venus exposer leurs travaux et discuter de leurs expériences. La présence de Professeurs de renommée internationale tels que les Dr Luc Montagnier, Henri Atlan, Weiguo Hu et Elio Rossi ont permis de valider certains aspects et d’ouvrir le dialogue.

*Nous regrettons que Son Altesse Sérénissime la Princesse Antoinette de Monaco n’ait pu se joindre à nous pour introduire ces journées, comme à son habitude ; c’est le Secrétaire Général des EIM le Dr R.P. Halm qui a ouvert le colloque et le débat. Sa conférence mettait l’accent sur le danger de croire en la panacée de tel ou tel traitement, sur le charlatanisme de thérapies qui n’ont aucune rigueur et aucun fondement scientifiques et sur l’importance d’une collaboration entre professionnels de santé afin de prévenir et de guérir certaines maladies. Comme il l’a souligné le message des médias concernant les médecines complémentaires et alternatives manque souvent d’objectivité. Les travaux et découvertes les plus récents les concernant ne sont en aucun cas relatés dans les journaux ou émissions de télévision. Dans cet environnement suspicieux il est alors très difficile, voire impossible, de démontrer le bien fondé de traitements homéopathiques ou autres.

*Le Professeur Luc Montagnier, au fait de l’actualité, a axé sa conférence sur l’augmentation de l’espérance de vie et des problèmes socio-économiques et médicaux qu’elle risque d’engendrer. L’exclusion de la vie active peut entrainer, chez certains sujets, des dépressions psychologiques et/ou immunitaires favorisant des lésions graves dans l’organisme telles que les cancers ou les maladies cardiovasculaires, neuro-dégénératives ou articulaires. Le Professeur Montagnier a mis en exergue les causes physiologiques de ces maladies comme le stress oxydatif et des facteurs infectieux sur lesquels la médecine se doit d’agir de façon préventive.

*Avec le Dr Blostin nous avons fait un état des lieux sur la différence entre la médecine conventionnelle et les médecines dîtes non conventionnelles. Pourquoi le dialogue est-il si difficile mais pourtant indispensable ? La recherche fondamentale n’est-elle pas une des clés de la communication balayant tous les aprioris ? *Pour répondre à cette question le Dr S. V. Kaveri nous donne l’exemple du gui, Viscum album, dont les mécanismes cellulaires et moléculaires de ses propriétés immuno-modulatrices ont été démontrés et explicités.

Cette matinée introductive a donné le ton et le niveau scientifique des « Entretiens Internationaux de Monaco » 2010 : Dialogue, Fondements scientifiques, Rigueur, Prévention, Recherche fondamentale et clinique en sont les mots clés et les sujets développés lors de ce colloque.

*Le Dr J.L. Bagot a ouvert la séance concernant l’homéopathie en nous exposant plusieurs cas cliniques de traitements homéopathiques donnés à des patients atteints d’un cancer. Le Docteur Bagot souligne que l’homéopathie n’est en aucun cas un traitement anticancéreux mais son utilisation lors de chimio ou de radiothérapies permet d’en diminuer les effets secondaires et d’améliorer l’état général des malades. L’homéopathie présentée dans ce cas précis comme complémentaire de traitements lourds permet donc, non seulement, de rendre la vie des patients plus supportable mais aussi de poursuivre certaines thérapies curatives vitales dont l’apparition d’effets indésirables trop importants devait nécessiter l’arrêt du traitement.

*Faisant écho à la détermination et au positivisme du Dr Bagot, le Dr M. F. Bordet a abordé le cas de personnes infectées par le virus de l’hépatite C, suivies à l’Hôtel-Dieu de Lyon. Comme dans le cas précédemment énoncé, un traitement homéopathique est donné aux patients sous interféron pegylé et ribavirine pour diminuer les effets secondaires liés à cette bithérapie lourde. Le Docteur Bordet met l’accent sur la réaction individuelle face aux traitements « standardisés ». Le médecin homéopathe se doit d’adapter sa prescription à l’expression (troubles cutanés, digestifs, de l’humeur et du sommeil…) et à l’intensité de ces manifestations physiologiques.

*Pour illustrer encore davantage la place de l’homéopathie en complément des traitements allopathiques les Dr F. Rérolle et S. Vincent nous ont exposé les résultats d’une étude clinique réalisée au Bénin sur 211 femmes enceintes atteintes de paludisme et prenant de la quinine. Les résultats montrent une diminution des effets secondaires dus à la quinine chez les patientes prenant 3 granules de China 7CH par jour.

*L’homéopathie n’est pas qu’une médecine complémentaire elle peut être considérée, dans certains cas, comme une médecine alternative. C’est ce que nous démontre le Dr A-L Fayard en nous décrivant le protocole et les résultats probants d’une étude pharmaco-épidémiologique, observationnelle réalisée sur la prise d’un médicament homéopathique, Camillia®, lors de la poussée dentaire chez le nourrisson.

*Pour conclure le Dr A. Colas nous informe qu’une étude pharmaco-épidémiologique de grande ampleur incluant 8559 patients a été réalisée en France pendant un an. Son but est d’évaluer l’impact de l’homéopathie en Santé Publique. Nous attendons, avec impatience, les résultats.

Comme l’a souligné le Dr R.P. Halm, les mécanismes d’action des médicaments homéopathiques ne sont, hélas, pas encore expliqués scientifiquement. Plusieurs théories sont à l’étude. Cependant il est important admettre l’efficacité thérapeutique des hautes dilutions. Différents travaux répondant aux normes actuelles (présentés au GIRI) prouvent qu’elle n’est en rien comparable à un effet placebo et que la fameuse limite du moléculaire semble désuète en regard des résultats cliniques obtenus.

En France le « Plan Cancer » a légitimé le recours aux médecines complémentaires en faisant de « chaque patient un acteur plus engagé dans son parcours thérapeutique ». Près de 30% des malades atteints d’un cancer ont recours à un traitement complétant le traitement anticancéreux dont 50% sont de l’homéopathie. Cependant cette liberté de soins est loin d’être généralisée à tous les centres anticancéreux. L’exemple du Docteur Bagot de l’institut d’oncologie de Strasbourg doit donner espoir à tous les fervents défenseurs de cette thérapie.

*Le Dr M. Schelle nous présente une autre thérapie complémentaire, traditionnelle qu’est la phytothérapie. L’injection en sous-cutanée d’un extrait aqueux de gui (Viscum album) fermenté en parallèle des traitements classiques chez les personnes atteintes d’un cancer donne d’excellents résultats. L’exposé du Dr Schelle nous montre que les études physico-chimiques, pharmaco-toxicologiques et cliniques réalisées sur l’Iscador® répondent aux exigences réglementaires des médicaments. Cet extrait végétal contient, en particulier, des lectines qui ont un effet sur le système immunitaire, et de la viscotoxine qui a une action antitumorale mais aussi des peptides de faible poids moléculaire, des oligo et poly-saccharides et des flavonoïdes.

*Comme l’homéopathie, la phytothérapie peut-être une médecine complémentaire ou alternative. Elle propose deux sortes de médicaments : les extraits de plante dont nous avons déjà vu un exemple (extrait aqueux de gui) avec le Dr Schelle et la plante entière ou partie de la plante que l’on nomme communément « Totum ». Le Dr Faivre nous en donne deux exemples :

  1. L’extrait de millepertuis (extrait huileux ou hydro-alcoolique) contenant une xanthone : l’hypéricine, un dérivé du phloroglucinol : l’hyperforine, une grande quantité de flavonoïdes gaba-ergiques et des tanins catéchiques.
  2. L’aubépine (dont les parties utilisées sont les sommités fleuries) contenant des flavonoïdes, des oligomères de procyanidines, des acides phénols, des amines aromatiques, des acides triterpéniques et des purines.

La complexité de la composition chimique des plantes est à la fois leur richesse et leur « tendon d’Achille ». Leur richesse car l’action synergique des nombreuses molécules contenues dans le végétal augmente le nombre des effets thérapeutiques ; leur faiblesse car prouver que l’association de plusieurs molécules engendre des effets pharmacologiques et cliniques supérieurs à une molécule isolée est complexe et très onéreux.

La première journée du congrès des « Entretiens Internationaux de Monaco » 2010 fut très riche scientifiquement parlant. L’efficacité de la complémentarité de certains traitements lors de maladies graves tels que le cancer ou l’hépatite C laisse à penser que l’homéopathie et la phytothérapie ont définitivement leurs places dans notre arsenal médical. Cependant ce n’est pas partout le cas. Les médias et certains professionnels de santé gardent une vision ancestrale de ces médecines non-conventionnelles.

*Comme le souligne le Dr P. Imbert la différence fondamentale entre la médecine occidentale et la médecine chinoise est la représentation du corps humain. Cette différence est la conséquence de faits historiques, religieux, sociaux, économiques et philosophiques inhérents à chaque civilisation. La médecine chinoise étudie le corps de façon holistique et ne peut l’isoler de son environnement. Contrairement à la médecine occidentale elle n’a jamais renié ses fondements philosophiques (Concept du tout, Théorie du yin et du yang, Les cinq éléments) et scientifiques (Interdépendance du corps et de l’esprit, Le Qi et les méridiens, Les organes) vieux d’au moins 2000 ans qui cependant restent très actuels : conscience écologique, prévention, chronobiologie, exercice physique, psychosomatique, diététique…

*Avec le Pr W. Hu nous partons en Chine, à la découverte de leur système de santé ouvert à de nombreuses médecines traditionnelles. Toutefois la médecine chinoise y tient une place particulière, en tant que médecine d’état au même titre que la médecine occidentale.
Les médecines traditionnelles (TM) et les médecines alternatives ou complémentaires (CAM) sont de plus en plus présentes et utilisées dans les pays en voie de développement ainsi que dans les pays industrialisés. Le Professeur Hu Isouligne qu’il est important de mettre en place une politique internationale assurant leur efficacité, leur innocuité, leur qualité (ISO) et leur utilisation rationnelle. Depuis 2002, l’OMS développe une stratégie qui encourage tous les pays à intégrer les médecines traditionnelles dans leur système de santé. Conjointement, le Conseil Economique et Social (ECOSOC) demande que les savoirs ancestraux soient légalement protégés et qu’un usage abusif de certaines plantes soit prohibé.
La médecine traditionnelle chinoise a sa place dans l’arsenal médical cependant, il est important de la respecter en tant que telle.

Nombreuses sont les organisations qui travaillent à l’harmonisation et à l’intégration de la médecine chinoise en occident notamment en France. Le Dr M. Angles nous en donne un exemple concret : l’élaboration d’un ouvrage répertoriant les expressions et termes fondamentaux de la médecine chinoise en français. Cette « Nomenclature sino-française » a été réalisée selon 3 principes de base : précision, clarté et élégance, avec le soutien de l’AFSSAPS (Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé) et de l’APHP (Assistance Publique des Hôpitaux de Paris). Sa parution est attendue vers la fin du premier semestre 2011.

*Comme nous l’avons vu avec le Pr Hu, depuis 1949, la médecine chinoise est, en Chine, une médecine d’état. Dans toutes les villes chinoises on peut voir des hôpitaux dédiés à cette médecine et la plupart des hôpitaux de médecine occidentale possèdent un service de médecine traditionnelle. Le Pr Zheng nous explique comment le système médical chinois a totalement intégré dans son organisation la médecine chinoise et la médecine occidentale.
La médecine chinoise fut enseignée dans des écoles dés le Vème siècle (Dynasties du nord et du sud). De nos jours il existe 27 universités qui lui sont dédiées et on l’enseigne dans 22 universités de médecine occidentale. Les étudiants de médecine chinoise étudient les disciplines traditionnelles de base telles que l’histoire de la MTC, le diagnostic, la Pharmacopée… mais aussi l’anatomie, la physiologie, histologie… Pour obtenir leur diplôme, ils doivent valider leur savoir en médecine chinoise, en médecine occidentale et en ethno-médecines puis exercer dans un service hospitalier.

Il est important que le niveau d’étude soit le même partout, c’est dans ce but que le Centre d’Accréditation dépend du Service de MTC et qu’il promeut un contrôle continu.

*La médecine traditionnelle chinoise et la médecine occidentale ont une approche très différente de la maladie que ce soit au niveau du diagnostic qu’au niveau du traitement. Malgré la validation de nombreux de ses critères scientifiques, la médecine factuelle (Evidence-Based Medicine) ne répond pas toujours aux attentes des patients notamment lors de troubles chroniques. C’est ce que nous expose le Dr W. Jenni. Il est très difficile d’évaluer quantitativement l’amélioration générale d’un patient malgré l’existence du concept ICF (International Classification of Functioning) de l’OMS. On sélectionne donc un critère, comme par exemple la douleur et un traitement, comme par exemple l’acupuncture. De nombreuses études dont une sur 1162 patients, prouvent que l’acupuncture a un effet analgésique lors d’affections rhumatismales. Les autres thérapies de la médecine chinoise tels que le Tai Chi et le Qi Qong, la phytothérapie ou encore la diététique donnent également de très bons résultats.
En Suisse, dans la clinique RehaClinic, les patients peuvent choisir un traitement complémentaire à leur traitement classique de base. L’association de la médecine occidentale et de la médecine chinoise donne d’excellents résultats dans de nombreuses pathologies.
Différents facteurs peuvent induire une neuropathie périphérique (NP) : le diabète, la chimiothérapie… Fort heureusement le système nerveux périphérique peut se régénérer entraînant, parfois, l’apparition de douleurs et de dysanesthésies. Le Dr S. Schröder nous décrit les critères d’une étude pilote réalisée, pendant 1 an, sur 192 personnes souffrants de NP. Les paramètres choisis et suivis sont mesurables et quantifiables (examen neurologique et étude de la conduction nerveuse). La moitié des patients est traitée par acupuncture tandis que l’autre moitié n’a suivi aucun traitement. La comparaison des 2 groupes montre une nette amélioration chez les sujets sous acupuncture. L’acupuncture restaurerait la gaine de myéline et rétablirait le rôle de l’axone sans qu’aucun effet secondaire ne soit à déplorer. Ces résultats encourageants justifient, à présent, la mise en place d’une étude contrôlée randomisée sur l’utilisation de l’acupuncture lors de neuropathies périphériques.

La littérature « moderne » concernant la médecine traditionnelle chinoise nous décrit l’équilibre entre le yin et le yang comme la clé de nombreux maux. Cependant le Dr Y. Li nous parle de la force naturelle décrite dans le « Huangdi Neijing » ou « Classique Interne de l’Empereur Jaune ». A l’origine de l’univers il y a le Tao, puis la force de la nature, puis le yin et le yang, le ciel, la terre et l’homme... La force originelle vient de la Nature, c’est une force holistique associée à celle du ciel, de la terre… Quand certaines émotions sont trop fortes (joie, colère, tristesse, anxiété et peur) elles peuvent l’affecter. Comment peut-on « activer » cette force par acupuncture ? Une étude pilote a été réalisée sur 86 patients présentant 15 types d’affection différents (arthrose, maux de tête, insomnies…). Le point le plus douloureux (entre Baihu, Houhui et Qianhui) a été stimulé pendant 45 minutes. En 3 à 7 jours une amélioration jusqu’à la disparition de certains symptômes a été observée chez plus de 60% des patients.
Cette méthode s’appuie sur la méthode ancestrale de l’acupuncture qui stimule la force naturelle et originelle du corps afin de le soulager.

Comme toutes les thérapies que nous avons vu la médecine chinoise est une médecine complémentaire et alternative. Comme l’homéopathie ou la phytothérapie elle est pratiquée au sein d’hôpitaux et de cliniques dédiés à la médecine occidentale, elle accepte l’évaluation scientifique et sa remise en question vis-à-vis d’une démarche plus mondialiste.

*Après une journée et demi de conférences scientifiquement denses sur l’homéopathie, la phytothérapie et la médecine chinoise le Dr G. Ziegel nous permet de nous interroger, encore et encore, en matière de psycho-pathologie ou de psycho-somatique. Pour appréhender concrètement le problème elle nous donne l’exemple de 2 patients, Julien et Franck, ayant de l’acné et présentant des troubles du comportement. Tous deux furent traités par homéopathie et Roaccutane® et suivis psychologiquement. Cependant les résultats obtenus sont fondamentalement différents. Devant une telle disparité de réactions le Dr Ziegel nous interroge sur la perception holistique de chaque patient, sur la notion de « somatisation expressive », de « type sensible » et de « dose utile »… le débat est encore relancé et plus que jamais avec cette envie de comprendre quelle est la part de chaque symptôme dans la lecture d’une pathologie…

*Depuis peu l’ostéopathie est reconnue, cependant elle n’a pas vraiment sa place dans l’arsenal médical pour différentes raisons que nous explique le Dr J.P. Guillaume. Comme le Pr Zheng précédemment, il met l’accent sur l’importance de la formation et de l’évaluation scientifique. Pour se faire un espace de recherche et de développement a été créée, l’OSTEA ainsi qu’une structure de soins adaptée, la clinique du COE. L’ostéopathie n’est pas mécaniste elle a pour objectif d’aider le corps à se défendre et à accéder à un état de santé optimum. C’est dans cet esprit qu’une étude clinique a été menée sur 726 patients traités au cours de 2 178 consultations, d’octobre 2007 à juin 2009. Différents critères objectifs et subjectifs ont été suivis. Les résultats obtenus sont très encourageants puisqu’on observe une amélioration d’au moins 50% de tous les symptômes.

L’ensemble des conférences nous a permis de faire un bilan des connaissances et des recherches réalisées à travers le monde et d’appréhender la situation des médecines non conventionnelles dans l’univers de la santé. Elle est loin d’être satisfaisante. Cependant le Dr Elio Rossi, fort de son expérience, nous décrit comment les médecines complémentaires et traditionnelles s’intègrent, petit à petit, dans les Systèmes Sanitaires Publics en Italie. Pourrions-nous partir, dés à présent, le cœur léger en nous disant qu’au vu des différents résultats et de la motivation des Professeurs et Docteurs entendus, les professionnels de santé et les médias ne peuvent désormais qu’ouvrir leurs portes à ces médecines que nous défendons ardemment.

*Le Pr H. Atlan est là pour mettre un bémol à notre enthousiasme. La médecine occidentale, dite scientifique, devient de plus en plus efficace, de plus en plus performante dans ses applications : chirurgie, imagerie médicale, thérapie génique… en parallèle, les médecines non conventionnelles souffrent, encore, d’une image scientifico-mystique sans corpus théorique reconnu et d’une efficacité comparée à celle de l’effet placebo. « Tout marche ». Il est évident qu’actuellement naissent des techniques « médicales » basées sur la personnalisation de l’individu mais surtout sa crédulité. Dans ce contexte, le Professeur Atlan nous stipule qu’il est primordial, pour tout professionnel de santé, de garder un esprit scientifique critique tout en ménageant un espace qui échappe à la toute puissante technoscience…

* : retrouver le texte de la conférence dans le livre « Le Bilan des Connaissances et Recherches en 2010 » vendu sur le site : www.entretiens-internationaux.mc



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